|
|
Le Groupe : Le groupe Bwakoré est une rencontre humaine, entre Claude Césaire, Alwin Lowenski, José Marie-Rose, Max Télèphe et José Zébina , cinq musiciens confirmés, connus et reconnus en Martinique, qui se sont tous déjà illustrés |
|
au sein de différentes formations musicales de renom ( Kwak, Palaviré, Taxikréol...) Il aura fallu pratiquement deux années de réflexion et de travail aux membres de Bwakoré pour déterminer ce qu'ils pourraient apporter de plus, de nouveau, à la musique martiniquaise, tout en tenant compte de ce qui avait déjà été fait. L'objectif était de trouver au travers d'une démarche, une manière de jouer, qui laisse une large place à l'expression et à la liberté de chacun des musiciens. Grâce à cette liberté, Bwakoré est un groupe qui a su trouver son équilibre, fort de l'expérience, du talent et de la passion que chacun des membres du groupe a pu exprimer. |
|
La musique : La musique martiniquaise, avec tous les courants et les influences qu'elle comporte, est une musique particulièrement vaste et riche. Mais si les musiques traditionnelles martiniquaises sont autant de points d'ancrage pour les musiciens du groupe, la musique de Bwakoré est une musique |
![]() |
|
ouverte au monde, car elle s'imprègne aussi de formes d'expressions musicales issues d'influences diverses, telles que le Jazz et les musiques actuelles. Elle donne une importance particulière à cette volonté d'étendre et de partager avec le plus grand nombre, l'émotion suscitée par la Musique, art ô combien universel! Vous voilà entraînés dans un véritable voyage musical à travers de magnifiques composition le fruit d'une longue recherche collective, et les oeuvres revisitées d'auteurs – compositeurs martiniquais, parmi lesquels on retrouve Eugène Mona ou bien encore Pierre Louiss, des hommes qui ont participé à l'écriture de l'histoire de la musique martiniquaise. Bwakoré, plus qu'un nom : un kri, yékra! |
|
|
L'Album : L'album « Sa Ki Taw … » est le fruit du travail collectif des cinq musiciens de Bwakoré, tant au niveau de l’arrangement, de la réalisation que de la production et reflète la démarche artistique entreprise par le groupe, à savoir : jouer une musique ouverte au monde tout en restant authentiquement martiniquaise, où seuls les instruments et les voix s'expriment. |
|
Riche de 12 titres, dont 8 compositions propres au groupe, l'album « Sa ki taw.. » est une riche palette des différentes musiques qui sont ancrées dans le patrimoine musical martiniquais, un bouquet de rythmes et de mélodies qui provoquent tantôt des frissons, tantôt de petits mouvements rythmés de la tête, incontrôlables... On y trouve : - une biguine majestueuse saupoudrée de chouval bwa, dont le titre évocateur, tiré d'un proverbe créole populaire « yich tig pa ka né san zong »(littéralement : le petit du tigre ne naît pas sans griffes...), est un appel à l'amour du pays... (Yich Tig,...), - des standards revisités de la musique traditionnelle martiniquaise ( Bwa Brilé et Pôté Banbou d'Eugène Mona, A tou piti de Pierre Louiss...) - un « la vwa bèf », un titre adapté, issu du style populaire d'origine rurale appelé « chant de labour », dont le nom de l'auteur reste inconnu (Dézarwa...) des moments de frissons avec cette composition originale « Apré Dié », où se mêlent douceur, nuances, esthétisme et talent... - de magnifiques rythmes à trois temps, Mazurka et Gran Bèlè, qui vous « chalvirent » (chavirent) et vous emportent dans leur tourbillon de mélodies…(Cirik gran fon, Kaz Navi...) - une pièce de « haute taille » remarquable et endiablée, les danses dites de « haute taille » étant une véritable réappropriation du quadrille français, très en vogue dans l'Europe du XIXe siècle...(A Wè Nèg...) - la poésie de la langue créole dans toute sa splendeur, subtilement associée à une fine réflexion sur la société martiniquaise ( Lespwa mal papay'...)
En 2004, l’album est consacré à trois reprises par la SACEM Martinique :
« Sa ki taw… » est le reflet de ce qu'il est possible de faire en s'appuyant sur des valeurs vraies, telles que l'authenticité et le respect de son identité, dans un monde où les identités culturelles, à cause de termes barbares tels que « globalisation » ou « mondialisation », sont parfois étouffées... |